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La Tokenisation d'Actifs, C'est Facile !
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Comprendre la tokenisation d’actifs

La transformation numérique des marchés financiers connaît une accélération sans précédent avec l'émergence de la technologie Blockchain. Au cœur de cette révolution se trouve un concept clé : la tokenisation d’actifs. Analyse d'une refonte structurelle de la valeur, de la technique à la réglementation européenne.

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Écrit par : Taz
Publié le : 9 Janvier 2026

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Qu'est ce qu'un wallet crypto ?

Les "wallets" (portefeuilles) crypto sont bien plus que de simples outils de stockage : c'est le point de passage entre vous et le monde des cryptos. Sans eux, vous ne pouvez rien faire. Leur conception repose sur des principes cryptographiques avancés, mais leur utilisation soulève des défis majeurs en matière de sécurité, d’ergonomie pour en faciliter l'usage et de régulation. Nous verrons ensemble comment les appréhender, mais surtout les comprendre d'un point de vue technique car là réside leurs différences et.. votre sécurité.

Comment fonctionne un Wallet ?

Principe de cryptographie asymétrique avec les clés publiques et les clés privées

Un Wallet va reposer sur un couple de clés cryptograhiques: la clé privée et la clé pulique. La clé publique comme son nom l'indique va servir d'adresse publique que l'on va pouvoir tracer sur la blockchain. Elle est générée à partir de la clé privée.

La clé privée, elle, est la preuve de votre propriété. Sans cette clé privée, pas de transaction.

Création et stockage des clés

Lorsque vous créez un wallet, il vous est donné lors de la phase de création, une "Mnémonic Phrase" ou "Seed Phrase" composée de 12 à 24 mots. Cette phrase vous permet de renouveler vos clés privées, il s'agit de la preuve ultime de détention.  Sans clé privée il n'y a pas de transasction. Sans Seed Phrase, il n'y a pas de possibilité de récupération du contenu du compte si vous avez perdu votre mot de passe ou votre Wallet Physique.

Signature des transactions

Pour toute transaction, votre Wallet va construire une transaction (identifier un destinataire, des frais, et un montant), il va ensuite signer la transaction avec la clé privée, puis diffuser la transaction signée sur le réseau Blockchain.

Wallet Custodial, Non custodial, Col, Hot

Wallet custodial vs wallet non custodial

Il existe plusieurs typologies de wallet: les "Custodial"' et les "non-custodial" avec une différence fondamentale. Retenez bien ce point: un wallet non custodial est un wallet dont vous seul êtes le responsable absolu:

  • Vous détenez les clés
  • Quasi impossibilité de vous censurer ou de récupérer votre wallet
  • vous interagissez directement avec les smart contrats
  • En cas de perte de votre Seed Phrase, vous perdez tout.

Du côté du Wallet custodial, vous déléguez à un acteur tiers la gestion de votre wallet. Il reste accessible avec un login et un mot de passe. Peut-être plus rassurant pour les néophytes, mais vous laissez un risque important de hacking car toutes les plateformes ne sont pas de qualité équivalentes. De ce point de vue, nous vous recommandons les plateformes suivantes si vous êtes un débutant.

Plateformes françaises: 

  • Meria
  • Coinhouse 
  • Bitstack (uniquement du BTC)

Plateformes Etrangères: 

  • Coinbase
  • Binance
  • Bitget

Pour démarrer ces acteurs sont amplement suffisants pour vous faire la main. Vous aurez ensuite la possibilité de vous diriger vers des acteurs plus exotiques dans un second temps. Mais gardez en tête que vos accès peuvent être bloqués par la plateforme en cas de décision gouvernementale: vous avez délégué à un acteur tiers la gestion de votre argent.

En extrapolant, et pour se rapprocher d'un mécanisme connu: un Wallet Custodial est l'équivalent d'un compte auprès d'une banque. Vous n'avez plus réellement la main. Un Wallet Non Custodial, vous êtes votre propre banque.

Quelles différences entre un Cold Wallet et un Hot Wallet?

Un cold Wallet est un Wallet qui ne va être connecté à rien. Il sert de coffre fort: vous envoyez de l'argent dessus ou vous en faîtes partir. Vos clés sont conservées hors ligne. Un hot wallet lui, va être capable d'aller se connecter à des services tiers, notamment dans la Finance Décentralisée (DéFi).

Les bonnes pratiques à mettre en place

Vous l'avez vous compris, vous bénéficiez de peu de protections lorsque vous commencez à mettre les pieds dans le monde des cryptos, vous devenez soit totalement indépendant, soit dépendant. Aussi, il y a un certain nombre de choses à mettre en place en fonction de votre niveau d'implication.

Si vous êtes dans une approche "Epargnant" long terme. Vous n'avez pas particulièrement de volonté à ce stade de faire appel à de la DéFi ou d'aller titiller le Web3:

  • faites l'acquisition d'un wallet non custodial et cold, type LEDGER (oui j'assume totalement de recommander des produits d'entreprises françaises)
  • imprimez votre seed phrase (mieux encore, frappez la sur une carte métallique pas de préférence de marque, ca reste un bout de métal), coupez la en 2, et stockez les 2 parties à deux endroits différents. C'est un peu extrême j'en conviens. Sinon, un petit coffre caché dans la maison, dont la clé est dans une boite à clé dans une autre partie de la maison fait tout à fait le job et beaucoup moins galère le jour où il y a besoin.

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Écrit par : Taz
Publié le : 9 Septembre 2025

Qu'est ce que le Proof of Stake ?

Dans ce modèle, les Tokens sont distribués en fonction des Tokens déjà possédés par les participants ou par le « Staking » de cryptomonnaies. Le fonctionnement est relativement simple. L’entreprise ou le particulier font l’acquisition d’un Token et décident de « l’immobiliser » - le staker – pour participer à la sécurisation du réseau.

En échange de cette immobilisation, le détenteur du Token est rémunéré en Tokens selon un taux d’intérêt composé variable, appelé « Taux APY ».

Les projets blockchain proposant du Staking sont souvent des projets souhaitant baisser leur empreinte énergétique. Ethereum est par exemple passé du « Proof of Work » au « Proof of Stake » en septembre 2022.

Il existe plusieurs manières de faire du Staking :

  • En direct : le détenteur paramètre toute une installation informatique pour devenir un nœud de validation et apporte ses Tokens.
    Comptablement, les revenus du Staking en direct sont comptabilisés en Stock aux mêmes conditions que le minage car ils font suite à une activité commerciale . L’entreprise doit ensuite effectuer des tests de dépréciation en fin d’année.
  • En Indirect : Le détenteur bloque ses Tokens dans un Exchange ou les confie à un pool de Staking qui lui reversera sa contribution. Plus le pool détient de Tokens, plus il a de chances de toucher une rémunération pour la contribution au réseau.

Exemple de taux de rémunération pour du Staking (en Septembre 2025). Ce taux est à titre indicatif et variable selon les pools auxquels le Staking est confié :

  • Tron : APY 20%
  • Algorand : APY 4%-5%
  • USDT : APY 3%
  • Ethereum : APY 2%-4%
  • Toncoin : APY 4%
  • DAI : APY 2%-16%
  • Solana : APY 2%-7%
  • Tezos : APY 6%-7%
  • Binance Coin : APY 7%-8%
  • Polkadot : APY 10%-12%
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Écrit par : Taz
Publié le : 5 Septembre 2025

Qu'est ce que le Proof of Work ?

Le modèle « Proof of Work » repose sur un mécanisme où les participants utilisent la puissance de calcul de leur ordinateur pour résoudre des problèmes complexes (hashing) et ainsi participer à la sécurisation de la blockchain. Ce processus est connu du grand public sous le terme de « Minage » ou de « Mining ».

Des entreprises comme MARA (NASDAQ : MARA), RIOT PLATFORMS (NASDAQ : RIOT) ou Hut 8 Corp (NASDAQ : HUT) opèrent sur ce segment avec des performances qui reflètent le marché des crypto actifs. Les Bêtas sont sans surprise très élevés. En comparaison, le Bêta de Nexity est de 1.42.

Ces entreprises fonctionnent sur un principe simple : elles optimisent les calculs pour les blockchains et sont rémunérées en fonction de leur réussite aux calculs. Leur rémunération est directement liée à la quantité de crypto actif miné. Elles ont ensuite la possibilité de les revendre sur le marché des exchanges pour couvrir leurs frais de fonctionnement.

Le modèle économique est donc relativement simple :

Détenir la plus grande puissance de calcul possible sur les cryptos actifs les plus prometteurs avec la plus faible consommation énergétique possible.

Ainsi, la compréhension de ce mécanisme suffit à comprendre que le coût environnemental de ces acteurs se doit d’être le moins élevé possible en faisant appel à un maximum d’énergies renouvelables et d’achat d’énergie à faible prix.

Le Proof of Work est souvent utilisé pour des blockchains nécessitant une sécurisation forte dès le départ en multipliant le nombre de mineurs dès le démarrage. Cela conduit mécaniquement à un renforcement de la décentralisation et la sécurité du réseau. En théorie, l’équité est garantie : avec une distribution directement liée aux ressources investies, chaque acteur est rémunéré à hauteur de son investissement.

Néanmoins, des critiques commencent à émerger sur la puissance et la taille de certaines entreprises de minage, les accusant de détenir une plus grande quantité de crypto actifs et disposant donc de plus de droits politiques pour influencer sur les développements de la blockchain. Cet effet de centralisation est régulièrement mis en avant dans la communauté crypto. Enfin, avec la difficulté croissante des développements, cette activité gourmande en CAPEX, est de moins en moins accessible aux particuliers.

Pour une entreprise, les tokens créés par une activité de mining Proof of Work sont considérés comme une production et sont comptabilisés en Stock à leur coût de production. A la clôture, si le cours du jour est inférieur au cours de mise en stock, alors l’entreprise doit effectuer une dépréciation, déductible du résultat fiscal dans les dispositions habituelles.

En date du 04 janvier 2025, si l’on compare la performance sur les 5 dernières années, ces entreprises ont largement surperformé le NASDAQ offrant de confortables gains pour les investisseurs.  Par décence, nous ne comparerons pas le CAC40 (même le GR). Chacune de ces entreprises a réalisé à minima 500% de performance en 5 ans versus le Nasdaq et son « modeste » 116%.

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Écrit par : Taz
Publié le : 5 Septembre 2025

Qu'est ce qu'une blockchain ?

Il est nécessaire de comprendre ce qu’est une blockchain, son mode de fonctionnement et les différences entre elles.  L’administration française définit la blockchain de la manière suivante : 
« Une blockchain est un registre, une grande base de données qui a la particularité d’être partagée simultanément avec tous ses utilisateurs, tous également détenteurs de ce registre, et qui ont également tous la capacité d’y inscrire des données, selon des règles spécifiques fixées par un protocole informatique très bien sécurisé grâce à la cryptographie ».

J’y ajouterai toutefois la notion de registre distribué qui est implicite dans la définition de l’administration. Telle que rédigée, cette définition laisse à penser qu’il n’existe qu’un seul registre et que tout le monde peut écrire en même temps. En réalité, une copie de la blockchain est réalisée sur chaque nœud de validation. 

Le nœud de validation, quant à lui, est une « autorité » qui possède une copie de la blockchain et qui va participer à la sécurisation du réseau en validant la transaction. Cette information est importante et à garder en tête car elle est fondatrice dans les principes de blockchain.

Pour qu’une opération soit validée (ou sa modification), elle doit faire l’objet d’un « consensus » (soit Proof of work, soit Proof of Stake) faisant appel à des calculs complexes. L’ajout sur la blockchain est ainsi immuable car le moindre changement impliquerait de modifier l’ensemble des blocks.

Pour illustrer le fonctionnement, prenons l'exemple d'une salle de classe:

  • Le professeur demande à ses élève de résoudre une équation
  • Le premier qui réussit à résoudre l'équation présente son résultat devant toute la classe
  • Si toute la classe est d'accord pour valider la réponse, il gagne une récompense

Et voilà! C'est aussi simple que cela !

Les opérations sont souvent déclenchées par des « Smart Contracts », permettant d’automatiser les processus qui auront été codés dans le contrat. Ce n’est que lorsque les conditions régissant le Smart Contract sont valables que ce dernier se déclenche et se présente pour la validation. Une fois validé, il devient un Token, une unité numérique créée et gérée par la blockchain.

Ainsi, une blockchain doit répondre à six principes fondamentaux : 

  1. Décentralisation : En étant totalement décentralisée sur plusieurs centaines de nœuds, une blockchain ne peut donc être en théorie, être contrôlée.
  2. Consensus : Les nœuds du réseau doivent tous s’accorder sur la situation de la blockchain. Deux grands modes de fonctionnement sur lesquels je reviendrai sont pour l’heure en place : le Proof of Work (PoW), le Proof of Stake (PoS). Quelques variantes existent cependant..
  3. Immuabilité : Lorsqu’un bloc est validé par les nœuds, sa modification devient quasi impossible, garantissant ainsi la sécurité et la transparence des transactions.
  4. Transparence : Toutes les transactions sont enregistrées de manière publique et consultables par tous
  5. Hachage : Technique empruntée à la cryptographie, le hachage permet de créer une identité unique sur la blockchain. Cette identité numérique est par ailleurs liée au bloc suivant etc. Comme une chaine.
  6. Clés publiques et privées : Afin de pouvoir effectuer des opérations sur une blockchain, tout utilisateur possède deux clés cryptées. Une clé publique pour recevoir des fonds, et une clé privée pour signer chaque transaction.

En théorie, tout projet qui ne remplit pas ces conditions ne peut être qualifié de blockchain, mais par simplification et pour pouvoir répondre à tous les besoins, il est communément admis qu’il peut à présent exister deux types de blockchains :

  • Blockchains publiques : Ouvertes à tous, sans autorisation préalable. Exemple : Bitcoin, Ethereum.
  • Blockchains privées : Contrôlées par une organisation unique pour des applications internes.

La blockchain trouve de réelles applications dans de nombreux domaines dans lesquels elle permettrait des gains de rapidité, et de substantielles économies financières :

  • Finance : Paiements transfrontaliers, prêts décentralisés (DeFi). La Blockchain trouve ici sa parfaite application. Elle peut permettre à des individus détenant des cryptos actifs d’émettre de la dette à laquelle d’autres acteurs peuvent souscrire en quelques secondes, se passant ainsi totalement des banques.
  • Logistique : Traçabilité des produits, contrats intelligents. Un produit pourrait ainsi être suivi dans le temps et l’espace au travers de son numéro d’identité et l’acheteur final pourrait ainsi s’assurer qu’il est bien face d’un produit non transformé ou non frauduleux.
  • Secteur public : Identité numérique, vote électronique, gestion des registres publics. Un exemple simple et parlant pourrait être la gestion de la photo d’identité pour les différents papiers d’identité ou le vote aux élections. En inscrivant la photo d’identité sur une blockchain, un document d’identité numérisé pourrait aller chercher la photo mise à jour sur la blockchain et l’afficher sur un écran de contrôle lors d’un passage aux frontières.
  • Énergie : Gestion de l'énergie renouvelable, micro-réseaux.
  • Immobilier : Titres de propriété numériques. 
  • Jeux vidéo : Objets de collection numériques (NFT), métavers. On a tendance à sous-estimer le marché du jeu vidéo, mais de nombreux joueurs sont parfois prêts à payer cher pour accéder à des œuvres numériques liées à ce monde.
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Écrit par : Taz
Publié le : 5 Septembre 2025
  1. Tokenisation: pourquoi considère-t-on qu'il s'agit d'une révolution?

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